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Je ne vous parle pas en tant que chercheur en musicologie, ou en tant que sociologue .. Mais simplement en tant que cinéaste. Ma rencontre avec un instrument joué uniquement par les femmes fut des plus étonnante. Un instrument que les érosions du temps n’ont pu altérer : L’Imzad. Un instrument d’une simplicité déconcertante, dans sa fabrication et sa conception C’est la moitié d’une espèce de melon qui pousse dans les Oueds de Tamanrasset. Les femmes cueillent ce fruit qui se laisse sécher sans perdre sa forme arrondi … Elle coupe le fruit séché en deux. En forme assiette ustensile qu’on remarque dans les journaux télévisés. Elle couvre l’écueil d’une peau de chèvres ou de chameau. L’archer, une branche d’acacias qu’on courbe pour lui donner la forme d’un arc. On retient les bouts de la branche à l’aide de crin de cheval . ..Il ne reste plus qu’à décorer le tout. On utilise beaucoup de couleurs vives. Les couleurs, verte, rouge et jaune, sont les plus souvent utilisé. Les femmes et les adeptes de ce genre de musique très attachent et très surprenant prétendent que les sons qui en résultent et les paroles qui les accompagnent son le fruit de la séduction.. On prétend qu’aucun homme ne peut rester insensible aux charmes des femmes chanteuses et joueuses de l’Imzad. Et c’est vrai. L’art est à son paroxysme. La manipulation du son et de la parole sont la spécialité des ces envoûtantes.