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photo prise en 1928
Je n’ai rien à dire. lettre d'une "indigène"
Miliana le 9 Aout 1944
« Monsieur le président des bienfaisances de Miliana.
J’ai l’honneur de solliciter de votre haute bienveillance un secours momentané jusqu’au retour de mon mari(incarcéré) me laissant presque dans la misère, ayant à ma charge une nièce orpheline, de mon fils d’une huitaine d’années, ainsi que moi-même. Comme femme indigène n’étant jamais sortie de mon foyer, je me trouve privé même du pain de chaque jour, c’est l’extrême nécessité dans laquelle je me trouve qui me fait vous écrire. Jusqu’à présent, Monsieur le président une personne charitable. Madame Bert hod, 21 Rue Vallée Miliana a bien voulu me venir en aide même pour mon ravitaillement du mois auquel je n’aurais pu faire face ? Je veux espérer que vous laisserez parler votre cœur vu la situation dans laquelle je me trouve.
J’espère que ma lettre sera prise en considération.
Dana l’attente, veuillez recevoir Monsieur le Président mes sentiments respectueux et dévoués.
Mme Fatouma (épouse).
H. BOUKA…..
Campagne Léonie.
Route de Levacher. Miliana.
Ou chez madame BERTHOD.
21 Rue Vallée. Miliana.